Programmation Opéra / Ballet Laval

VOTRE SAISON
2021-2022
Jeudi
25
19H15
Mars 2021
Faust (en direct)
Composition
Charles Gounod
Mise en scène
Tobias Kratzer
Direction Musicale
Lorenzo Viotti
Distribution
Benjamin Bernheim (Faust), Ildar Abdrazakov (Méphistophélès), Florian Sempey (Valentin), Christian Helmer (Wagner), Ermonela Jaho (Marguerite), Michèle Losier (Siébel), Sylvie Brunet‑Grupposo (Dame Marthe)

Je veux un trésor, qui les contient tous ! Je veux la jeunesse ! Frustré par la quête futile du savoir, le vieux savant Faust vend son âme au diable en échange de la jeunesse éternelle et de la belle Marguerite… Gounod retravaille le mythe popularisé par Goethe pour s’attacher à l’histoire d’amour et magnifie la chute et le salut final de Marguerite. Son choix d’alléger la portée philosophique du récit lui permet de trouver un équilibre entre les scènes où le surnaturel fait appel au grand spectacle et un univers réglé par l’intériorité de l’action et des sentiments. La partition de Gounod est un tour de force d’invention mélodique, révélant dans l’écriture vocale l’art du compositeur à transmettre une émotion sincère et immédiate. Pour ses débuts à l’Opéra national de Paris, le metteur en scène allemand Tobias Kratzer livre une réflexion sur l’obsession pour la jeunesse éternelle de la société contemporaine. Grâce à un dispositif scénique élaboré, sa mise en scène oscille entre hyperréalisme et magie, entre le monde d’aujourd’hui et l’atmosphère mystérieuse du romantisme allemand.

Jeudi
15
19H15
Avril 2021
Le Parc (en direct)
Composition
Wolfgang Amadeus Mozart
Mise en scène
Angelin Preljocaj
Direction Musicale
Benjamin Shwartz
Distribution
Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra

Dans cette pièce conçue pour le Ballet de l’Opéra en 1994, le chorégraphe Angelin Preljocaj réussit un subtil équilibre entre souffle classique, porté par la musique de Mozart, et modernité de son langage chorégraphique. Les décors ciselés évoquent l’élégance et la délicatesse des jardins « à la française » et les costumes s’inspirent de ceux du siècle des Lumières. Évoluant au gré d’une carte imaginaire du Tendre, guidés par d’étranges jardiniers, les danseurs s’éveillent à l’amour, de la rencontre aux jeux de séduction, de la timidité à l’attirance, de la résistance à la douceur de l’abandon dans l’envol d’un sublime pas de deux. Aujourd’hui encore, cette œuvre intemporelle interroge le cheminement des sentiments et explore les codes amoureux.

Mardi
27
19H15
Avril 2021
Notre-Dame de Paris (en direct)
Composition
Maurice Jarre
Mise en scène
Roland Petit
Direction Musicale
Jean-François Verdier
Distribution
Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris avec les élèves de l’École de Danse

Première pièce de Roland Petit créée pour le Ballet de l’Opéra de Paris en 1965, Notre-Dame de Paris réunit tous les ingrédients du grand spectacle. Le ballet s’inspire du chef-d’œuvre de Victor Hugo, avec ses personnages hauts en couleur : la belle Esmeralda, l’attachant Quasimodo, le machiavélique Frollo et le cynique Phoebus. Yves Saint Laurent signe des costumes colorés et graphiques dans les décors du peintre René Allio qui restituent la splendeur de la cathédrale parisienne. La chorégraphie traduit toute la force expressive de ces personnages confrontés à une histoire d’amour et de mort, entourés de l’ensemble du Corps de Ballet. À l’occasion du dixième anniversaire de la disparition du chorégraphe, la Compagnie redonne vie à cette magnifique fresque dansante, sur la scène de l’Opéra Bastille.

Jeudi
03
19H15
Juin 2021
La Dame de pique (en direct)
Composition
Piotr Ilyitch Tchaikovski
Mise en scène
Dmitri Tcherniakov
Direction Musicale
Daniel Barenboim
Distribution
Brandon Jovanovich (Hermann), John Lundgren (Comte Tomski), Étienne Dupuis (Prince Eletski), Alexey Dolgov (Tchekalinski), Gábor Bretz (Sourine), Vasily Gorshkov (Tchaplitski), Pyotr Migunov (Naroumov), Nicky Spence (Le maître de cérémonie), Violeta Urman

« Deux obsessions ne peuvent pas exister dans le même esprit, comme deux corps dans le même espace », écrit Pouchkine dans sa nouvelle La Dame de pique en 1834. Le jeune Hermann, avide d’ascension sociale, sacrifie son amour pour Lisa, obsédé par une formule magique détenue par une vieille Comtesse qui lui permettrait de gagner aux cartes. Ayant causé sa mort, il périra, trompé par le fantôme de sa victime. L’opéra qu’en fit Tchaikovski en 1890 dresse un portrait amer de la génération des dernières années de la Russie tsariste, dissimulé sous les traits d’une représentation animée du règne de Catherine II. Les rues, les rives et les bals de Saint-Pétersbourg émergent d’une partition qui cherche délibérément à restituer les formes musicales du XVIIIe siècle, ne sacrifiant pourtant rien à ce lyrisme fervent qui distingue l’écriture de Tchaïkovski. Pour sa nouvelle collaboration avec l’institution, le metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov poursuit l’exploration du grand répertoire de son pays natal, avec l’un des chefs-d’œuvre lyriques du plus européen des compositeurs russes.